Si vous cherchez un lieu pour un dîner qui flirte avec les charmes de l'Italie sans pour autant y plonger tout à fait, "Le Portobello" à La Frette Sur Seine pourrait bien piquer votre curiosité gastronomique. Accompagné de deux acolytes — mon alter ego adulte et une adolescente en pleine crise de croissance culinaire — nous avons franchi le seuil de ce nid douillet à 19h30, l'heure où même les oiseaux semblent penser à changer de branche.
Première impression, le cadre est aussi sympathique que cosy, un véritable cocon qui, malheureusement, semble avoir perdu son passeport italien quelque part entre Rome et la Seine. Pas de menu déroulant les spécialités du jour, ici tout se joue à la carte, une invitation à la découverte sans filtre ni préjugés.
Laissez-moi vous parler des pâtes, qui, entre nous, feraient rougir une nonna du Sud de l'Italie ; un délice simple mais exécuté avec maestria. Et que dire de la "pinza", cette pittoresque petite sœur de la pizza, qui nous a prouvé que l'originalité peut parfois triompher de la tradition avec brio et saveur.
Le ballet des serveurs, à la fois chic et inébranlable, témoigne d'un service qui prend son rôle au sérieux, même si la quantité de personnel sur le pont peut sembler prouver que le restaurant ne désemplit pas. En effet, l'efficacité est au rendez-vous, mais gardez à l'esprit que la fin du repas sonne le glas de votre aventure culinaire — "Mangez, savourez, et partez !" semble être le crédo non écrit mais efficacement communiqué.
Quant aux tarifs, ils sont, disons-le franchement, aussi piquants que le piment dans une arrabbiata : 4€ pour un coca en 25cl et 9.5€ pour un dessert peuvent faire grincer des dents plus d'un portefeuille. Pour un total rond de 100€ pour trois, comprenant apéritifs, plats, et douceurs, on pourrait penser à un billet aller-retour pour Venise plutôt qu'un simple dîner à la périphérie de Paris.
Petit conseil d'ami : optez pour le second service, moins précipité, où les serveurs, bien que toujours courtois, vous permettront peut-être de contempler votre tiramisu un peu plus longuement avant de vous faire gentiment, mais fermement, éclipser.
En conclusion, "Le Portobello" offre une expérience savoureuse bien que légèrement onéreuse. Un charmant théâtre de la gastronomie où chaque acte, de l'entrée au dessert, est soigneusement mis en scène pour le plaisir des papilles, avec un petit rappel que tout bon spectacle doit avoir une fin. Ah, l'art de la rentabilité à...
Read moreJ’hésite entre 3 et 4 étoiles pour ce restaurant, nous avons dîné en intérieur, le repas était délicieux et les desserts sont faits maison. En revanche, même si les ingrédients sont de qualité, ils restent simples ce qui fait penser que les prix sont plutôt excessifs. C’est l’une des raisons pour lesquelles j’enlève une étoile.
Le cadre est assez sympathique, il doit être très agréable d’y manger en terrasse ! En intérieur, c’est propre, la décoration peut plaire, c’est un peu trop bruyant malgré un remplissage peu important un soir de semaine.
Le service, quant à lui, n’est pas agréable (ce qui explique la deuxième étoile en moins). Je pense que les serveurs veulent donner une impression de haut standing, mais ils ne sont pas accueillants, pas souriants, et ne parlent pas suffisamment fort, on ne les comprend pas une fois sur deux (petit plus néanmoins pour le serveur qui était au bar, il ne nous a pas servi mais semblait bien plus sympathique).
Lorsque l’on rentre dans le restaurant, personne ne vient nous accueillir, la salle est vide, il faut deviner qu’une autre salle se trouve plus loin sur notre gauche pour enfin rencontrer le personnel. Pourtant, une sonnerie avertit de notre arrivée.
Nous n’avons pas choisi les pâtes flambées cuites dans une meule de parmesan (à 25 euros) mais nous les avons vu servir par deux fois. Je vous les déconseille : il semble que l’on paie pour un show qui n’est pas à la hauteur. Les pâtes sont flambées devant les clients, mais la meule n’est pas chaude donc le geste est moins efficace, le flambage n’est pas important, les gestes sont exécutés sans conviction ni expertise, et, à bien y regarder les pâtes sont déjà toutes prêtes dans la casserole apportée par le serveur (ce que l’on a pu voir car nous étions en hauteur par rapport à la table où le serveur a apporté ce plat la seconde fois). Cela ne répond pas à la promesse de la carte. Autant choisir des pâtes moins chères et sans doute tout aussi délicieuses telles que celles aux cèpes que j’ai dégustées !
Le Lambrusco amabili était bon mais bien trop cher (23 euros il me semble, pour 75 cl), et plutôt sec malgré son nom, nous aurions apprécié quelque chose de plus fruité.
Expérience en demi-teinte, je ne suis pas certaine que je recommanderai ce restaurant à quelqu’un ni que j’y retournerai, ou alors en terrasse pendant les...
Read moreOyez oyez ! Votre humble défenseur, le bon, le Juste est de retour ! Car nous avons de la matière aujourd’hui. Il est temps pour moi d’incarner l’expression de votre justice comme elle se doit d’être rendue.
Ce restaurant aux atours charmants, bordant notre belle Seine et invitant à une douce errance au premier abord, nous cache bien des malices. Vous pensez avoir vécu le plus dur après avoir trouvé une place pour votre carrosse de fer ? Bande d’ignares… Laissez-moi vous souffler mon histoire. Dans un trou, vivait un Hobbit… Non pas cette histoire. Celle où mes amis et moi même avons été attablés dans l’antre du diable. Notre groupe de 12 a reçu 2 cartes à se partager afin de décider de notre festin. Probablement un choix artistique… mais que diriez-vous d’attendre une heure que l’on vous serve vos nectars ? Vous m’avez bien lu. Pas d’eau en attendant évidemment. Et deux planches mixtes à 25 écus pour deux morceaux de fromage et trois tranches de charcuterie ? Enfin… vous voyez où je veux en venir. Les plats arrivèrent finalement après 40 minutes de plus à nous ronger les ongles. L’un de nous, avec une foi inébranlable, commanda un magret de canard. Cuisson imposée pourtant mal réalisée, fadement insipide tandis que les autres plats faisaient l’affaire, sans éclat particulier. Je ne peux vous cacher que, suite à ces évènements, l’envie d’une note sucrée se faisait de plus en plus rare autour de notre table. Nous avons néanmoins accepté les cartes des menus pour satisfaire nos plus affamés, mais une fois n’est pas coutume, pas un maître des saveurs à l’horizon pour prendre notre commande. Nous sommes donc partis payer le tribut accompagnés d’un profond désarroi, le coeur lourd, l’âme brisée.
Ainsi se termine notre aventure gastronomique, marquée par des promesses évanouies et des saveurs envolées. Que ce récit soit votre avertissement, chers lecteurs. À vous de juger si ce festin méritera votre précieux or...
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