Les hommes, ils ont des fusils, et ils chassent. Alors, tu te caches. Tu deviens un enfant sauvage. Cette forĂȘt, si profonde, s'y prĂȘte si bien. Dans le silence et la solitude, tu apprends trĂšs vite. Tu casses les noisettes entre tes dents. Tu croques crues les Ă©crevisses. Parfois, tu surprends une brebis assoupie, juste le temps de lui dĂ©rober une gorgĂ©e de lait. Tu te barbouilles les doigts de rouge dans les buissons de mĂ»res, sans que les ronces te griffent. Les ronces sont tes amies. Tu n'as ni pĂšre, ni mĂšre, mais tous ces arbres sont tes frĂšres. Tu t'y perches sans effort, te remplissant de leurs prunes, de leurs figues, et des Ćufs des hĂ©rons. Tu n'as ni mĂšre, ni pĂšre, mais la mousse est si tendre sous ta joue, quand le chant de la riviĂšre te berce, de concert avec le vent. La lune est ta dĂ©esse. Tu la contemples longuement. Et tu lui parles. Sans mots. Le silence et la solitude, c'est le trĂ©sor que tu as trouvĂ©. La joie, aussi. Une joie brutale, Ăąpre, - sauvage comme toi.
Quelquefois pourtant, la nuit, tu te recroquevilles dans ce terrier de renard que tu as agrandi. Et, va savoir pourquoi. Ce n'est pas le froid : il y a belle lurette que tu ne le sens plus, parce qu'il te mordrait bien trop fort si tu y prĂȘtais attention. Ce n'est pas la faim, puisque la forĂȘt a nourri son enfant. Ce n'est pas le besoin d'amour, puisque la lune t'aime. Mais va savoir pourquoi. Tu te recroquevilles, et quelque chose te manque. Comme si tu l'avais perdu, il y a longtemps. Il y a tellement longtemps que tu ne t'en souviens plus.
Alors, tu fais un rĂȘve. Un rĂȘve comme malgrĂ© toi. C'est un rĂȘve absurde, qui commence comme un cauchemar. Tu es dans le village. Au milieu des hommes. Ceux qui ont des fusils, et qui chassent. Tu rases un peu les murs, par habitude, mais tu ne te caches pas. Et quelle surprise : on dirait que personne ne te remarque. La peur est lĂ , mais tu ne la sens pas. Quelque chose te pousse en avant. C'est plus fort que la peur. Mais qu'est-ce que c'est ? La porte de la boulangerie est ouverte. Il s'en Ă©chappe des odeurs inconnues. Abominablement attirantes. Des odeurs de fleurs, des odeurs de fruits, des odeurs de gras et de grillĂ©. Tu comprends que tu ne pourras pas vivre sans ces odeurs. Plus jamais jamais. Tu vois les gĂąteaux. Il y en a tant, de tant de sortes diffĂ©rentes. On dirait un mirage. Ta fascination est si grande que tu ne bouges plus un orteil. Et tout Ă coup, quelque chose remue dans la boulangerie. Tu ne l'avais pas vue. Elle ressemble un peu Ă un homme, mais en beaucoup plus joli. C'est une dame, qui sourit. Elle ressemble Ă la lune, mais en beaucoup plus joli. Elle est douce, et dorĂ©e comme un soleil. Elle te questionne gentiment. Tu bafouilles un peu pour lui rĂ©pondre. Mais ce n'est pas parce que tu n'as jamais acquis le langage verbal.
Tu manges une part de tarte abricot-nectarine. C'est comme si c'Ă©tait la premiĂšre fois. Toutes les autres tartelettes du monde, de tous les temps, disparaissent dans les limbes de l'univers, Ă cĂŽtĂ© d'elle. Elle est parfaite. La pĂąte croustille, la crĂšme d'amandes fond, les fruits cĂšdent tendrement sous les dents. L'harmonie des parfums est totale, et itou celle des saveurs, beurrĂ©es, caramĂ©lisĂ©es, acidulĂ©es. Tu as envie de rire et de pleurer. Alors, tu manges aussi une croustade aux pommes. Elle est Ă©norme. Tu la goĂ»tes et tu as l'impression de rentrer chez toi. Dans ta belle forĂȘt. Un jour trĂšs chaud, prĂšs des cascades. Un jour d'automne ensoleillĂ©. Les saveurs sont simples, franches, d'une troublante authenticitĂ©. C'est un gĂąteau pour ceux qui se sont perdus, qui se sont trouvĂ©s, ceux qui ont eu peur, et qui ont beaucoup marchĂ©. Un gĂąteau pour tous les AffamĂ©s.
Il n'y a pas d'enfants sauvages. Il n'y a que des enfants maltraitĂ©s. Des enfants abandonnĂ©s. Des enfants juste diffĂ©rents, qu'on a voulu faire disparaĂźtre, qu'on a chassĂ©s. Il y a aussi, sous la mĂȘme lune, des boulangeries extraordinaires, qui nous rĂ©galent les yeux, le ventre et le cĆur. Tant et si bien, qu'on se prend Ă rĂȘver qu'elles nous donnent la force de tout rĂ©parer. Le prix...
   Read moreBefore visiting the famous castle, we walked around town and came by this bakery. Products looked really good. So we went in and bought some. Staff/Owner was really friendly and welcoming to us.
Bread, sandwiches, cakes, pastry (sweet and savoury) and more. All looked great. Handmade products...made with love and passion.
Bought a little fruit cake, a small meringue dessert, a chocolate cake and a dessert made with caramel and nuts. Everything tasted divine. Perfectly made/baked desserts and cakes. Rich in flavour, great quality ingredients. This is not factory made, this is made fresh and by hand. This is truly one of the very best bakeries we've ever shopped at. Not only in France...no, worldwide. It was so good, we ate everything right away. After visiting the castle we came back for some more to bring with. Great prices as well. An amazing bakery. Don't miss it. Highly...
   Read moreBonjour, Pour réagir à votre réponse sur mon précédent commentaire: Vous pourrez constater en relisant mon avis que l'origine et la qualité de vos produits n'a en aucun cas été critiquée. Ma remarque se portait seulement sur la qualité (d'un point de vue sanitaire) du service. Je ne pense pas que mettre la cuillÚre à glace dans de l'eau pleine de résidus d'autres glaces soit nécessaire ou gage de qualité.
Bon courage en cette pĂ©riode et joyeuses fĂȘtes.
Réponse du propriétaire il y a 2 mois Bonjour, il est dommage que vous n'ayez pas constaté que lors de l'achat de votre glace, nous proposons des glaces artisanales produites dans une ferme Aveyronnais, avec du lait biologique de vache Montbéliardes, de la famille Sanhes. Ces derniÚres sont excellentes. L'eau chaude est favorable au démoulage de nos glaces. Malgré l'absence trÚs ponctuelle du masque, je pense que notre boulangerie pùtisserie artisan ale est plus que convenable pour choisir parmi notre large choix un en cas. En...
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