Montreal’s Little Italy has no shortage of charming cafés, but this spot has truly earned its reputation as a neighborhood institution. Stepping inside feels like stepping back in time: the décor is unpretentious, the atmosphere is lively yet laid-back, and there’s always a hum of conversation in the air — from old friends catching up over espresso to students quietly working with their notebooks.
The coffee is exactly what you’d hope for: strong, smooth, and consistently excellent. Whether you’re sipping a classic espresso, a perfectly foamed cappuccino, or just a simple café allongé, you can taste the tradition and pride in every cup. The pastries and light bites, while secondary to the coffee itself, are always fresh and make the perfect complement.
What makes this place so special is the sense of community. Regulars are greeted by name, tourists are welcomed warmly, and you quickly realize this café is more than just a spot to grab a drink — it’s a meeting point, a living room for the neighborhood, and a cultural landmark that has been woven into the daily rhythm of Little Italy for decades.
If you want a taste of Montreal’s authentic café culture, this is the place. Don’t expect flashy décor or Instagram gimmicks — come here for the real thing: exceptional coffee, rich history, and the unique vibe of a true...
Read moreCaffè San Simeon is the heart and soul of Montreal’s Little Italy. While its exterior may be modest, the bustling crowd outside speaks volumes about what awaits you inside. From the moment we walked through the doors, we were swept into an authentically Italian experience that was nothing short of magical.
The lattes we enjoyed were exceptional—smooth, perfectly balanced, and clearly crafted with care. The service was friendly and efficient, with staff who make you feel like a valued guest rather than just another customer. The prices are refreshingly fair, especially given the quality of both the coffee and the experience.
Caffè San Simeon is more than a coffee shop; it’s a gathering place, a cultural hub, and a testament to the art of a truly great coffee. This was our first visit, but it certainly won’t be our last. If you’re in Little Italy, don’t miss it—it’s a place you’ll want to return to time...
Read moreUn jour de printemps au milieu de l’hiver. La température avoisine les 8 degrés et, au sortir de ma demeure, m’accueille un essaim d’étourneaux qui gazouille allégrement. Il est midi et j’ai rendez-vous avec mon amie au J’ai Feng à 13 h 30; dans l’intervalle, je fais un arrêt pour découvrir le café San Simeon qui occupe le coin de Dante et Saint-Dominique depuis 1979. Sur le trottoir du dit coin, un groupe de quatre jeunes discutent et scrutent les véhicules qui passent. Attendent-ils pour rentrer ou attendent-ils quelqu’un ?
Le long de la devanture, d’autres petites troupes de consommateurs de café profitent de la chaleur pour s’entretenir. Pas de doute, le café, comme à son origine, est un lieu de rencontre pour les gens de la Petite-Italie. À l’intérieur, tous les commensaux ont le corps tourné vers l’entrée de lumière, comme des aiguilles de boussole qui cherchent le nord. À ma droite, des articles de journaux et des extraits d’entrevue de personnages connus vantant le café attirent mon attention. On dit du grand bien du cappuccino, alors voilà ma décision prise.
Je me présente au comptoir. On m’aborde en anglais — j’en déduis que c’est la langue d’usage de la majorité de la clientèle, bien que le client avant moi laissât échapper de gros jurons québécois bien sentis en guise de signes de ponctuation. On exécute le capucino avec célérité et adresse devant mes yeux : le barista verse le lait jusqu’à ce que la mousse dépasse le rebord de la tasse. Une goutte de plus, j’ai l’impression, et le précieux liquide déborderait. Un autre employé arrive avec un sac brun rempli de caleçons et en dépose quelques-uns sur le comptoir. Je n’ai pas bien compris la nature du geste, mais il semblait fier de les avoir acquis à bon prix et proposait d’en refiler à l’autre. Il les reprend et va les ranger quelque part, et moi je m’en vais m’asseoir avec ma boisson après avoir tendu mon billet bleu et reçu la monnaie (argent comptant seulement).
À l’instar des habitués, je m’installe moi aussi avec le nez pointé vers la porte. Depuis le fond de la salle me parviennent des bribes de vives discussions de chercheurs de bonne fortune s’agitant devant les machines à sous.
Avec une touche de cannelle et une petite cuillerée de sucre, je savoure le délicieux trésor parfumé de ma tasse. Une fois ingurgitée, je me lève et me promène en regardant l’exposition d’images et d’objets sur les murs. J’aurais aimé discuter un peu avec le petit-fils du fondateur qui manœuvrait la machine cette journée-là, mais, le voyant constamment sollicité et moi devant partir bientôt, j’en reste là,...
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