Où le soleil passe-t-il la nuit ? Nul ne le sait. Mais il n'y a qu'à le regarder. Il a tant dansé, que l'étoffe de ses chaussons est élimée. Il a tant ripaillé, que son ventre pointe, comme celui d'une future maman. Il a tant rigolé, que ses yeux malicieux ressemblent à des feux d'artifice.
Des rides, diriez-vous ? De l'embonpoint ? Des cicatrices ? Qu'importe. Car le soleil sera toujours le soleil. Son règne est éternel. Eternellement neuf. Il parait, et tout s'éclaire. Les cauchemars se dissipent, les monstres déguerpissent, les fantômes s'évanouissent.
Il s'étire à peine, et enfile une robe d'or si froissée que vous diriez, si vous l'osiez, qu'il ressemble, ainsi, à quelque coquette en négligé de soie. Eh bien, le soleil s'en moque. Qu'on le prenne pour une cocotte, qu'importe ! Puisqu'il est sûr. Sûr, si parfaitement. Sûr de sa force.
Oui, qu'importe que le roi ne soit pas en armure. Et qu'importe qu'il soit rond. Rond comme les yeux éberlués des amoureux. Rond comme les jours heureux, quand on veut bien y prendre garde. Rond comme quand on a un peu trop bu, et qu'on se prend à rêver d'une vie légère comme un ballon. Ce jour-là, sur la place Lapérouse, les cerisiers japonais sont en fleurs. Leurs pétales, d'un rose délicatissime, volent dans la brise, comme les confettis d'une fête extrêmement douce. Un rose si délicat qu'on dirait qu'il cherche à nous protéger du choc que nous causerait l'éclosion trop soudaine, trop indécente, trop irréelle, du printemps.
Dans la vitrine, idéalement placée le long du trottoir, les pâtisseries rutilent. Variété des formes et des couleurs, décors soignés, elles aguichent fort. Alors, on entre. Les jeunes personnes qui nous accueillent ont des sourires vrais, et des yeux qui pétillent. Sur notre demande, elles installent quelques tables en terrasse. Le ciel de mars se reflète dans les vitres, et nous voilà soudain au milieu d'un troupeau de moutons blancs. La tête dans les nuages.
Ce jour-là, il ne fait pas bien chaud, mais le soleil est là. Sur ma peau, et dans mon assiette. Je le regarde. Il a tellement dansé. Et pourtant, il n'est jamais fatigué de donner. Je le vois. Il m'apporte des fleurs de vanille, sur des notes de lait et de crème. Tout en rondeur, et en légèreté. Puis arrive le goût du caramel, plus corsé, et la saveur marquée, un peu âpre, inattendue, de la noix, alliée à la noisette. Les morceaux d'abricots rôtis fondent dans la bouche comme des petits bouts d'été, quand ceux de pommes, plus discrets, ont comme un parfum d'automne. Tout en complexité, ce gâteau est captivant. Très goûteux, il affirme les saveurs qui le composent, dans un bel équilibre. Il surprend autant qu'il réconforte, et qu'il donne à rêver. Un vrai soleil.
Il se murmure, pourtant, que ce roi des gâteaux n'a jamais voulu gouverner. Que les cérémonies l'ennuient, que les lumières trop fortes lui font mal aux yeux (un comble), que les couronnes lui tombent des mains. Qu'il préfère s'échapper, en douce, la nuit, et danser jusqu'à ce que le plancher en rompe. Et puis, aussi, rêver. Les yeux grands ouverts. Jusqu'à ce que les murailles fortifiées en tombent. Quelles qu'elles soient.
Ce jour-là, place Lapérouse, quand je l'ai rencontré, il avait manqué de sommeil, et ses cheveux étaient en pagaille. On avait tous les deux la tête dans les nuages. Quelle importance. Il a souri, et tout...
Read moreSamedi 25 novembre à 15h30, je me faisais une joie d'inviter deux amies à prendre le thé. Quelle déception ! Le service était déplorable, le personnel était débordé ! L'organisation n'est pas à la hauteur : il faut faire la queue pour les boissons, faire la queue pour une pâtisserie...nous étions un peu perdues dans ce fonctionnement anarchique, et malheureusement ...il n'y avait que nous dans cette galère ! Le salon de thé n'avait plus de thé vert que du noir !!! Côté boisson, il y avait une machine (à café, ou autre ??? ) qui faisait un bruit infernal, j'aurais bien aimé mesurer le nombre de décibel... Je n'ai jamais vu un salon de thé aussi désagréable et bruyant ! Normalement, il me semble que les salons de thé sont des endroits pour passer un moment de détente, un moment agréable seul ou entre amis, une petite parenthèse de repos, un peu "cocooning". BELIN LAPEROUSE A EVITER ! Bien dommage car les pâtisseries restent excellentes mais on peut trouver aussi...
Read moredeux étoiles car j’ai toujours été contente de la qualité des pâtisseries cependant je ne comprends pas pour quelles raisons la serveuse a été si désagréable avec moi. je rentre accompagnée de mon copain et lorsque je lui dis bonjour je ne reçois qu’un regard assez méprisant. elle vient prendre notre commande, aimable avec mon copain mais très froide avec moi. elle vient nous servir, elle sert mon copain en premier et en posant sa commande normalement sur la table mais me sert brutalement et on aurait dit que le café n’avait même pas été chauffé tant il était froid. au moment de payer mon copain a le droit à un très gentil « passez une bonne journée monsieur » avec un sourire quant à moi je n’ai même pas eu le droit à un regard quand je lui ai dis « au revoir ». c’est très désagréable et on a tous les deux...
Read more