Expérience de visite désastreuse :
Vendredi dernier, ma sĆur, ma conjointe et moi avions prĂ©vu de visiter lâexposition « Les yeux dans les yeux » au couvent des Jacobins Ă Rennes. Lâaccueil se fait jusquâĂ 18h. Ma conjointe Ă©tant lĂ©gĂšrement en retard, je demande aux vigiles sâil existe une petite marge. RĂ©ponse nĂ©gative, puis finalement un agent mâindique quâil y aura 30 secondes de tolĂ©rance, le temps de ranger les barriĂšres. Par chance, elle arrive dans ce laps de temps. Rien Ă redire lĂ -dessus, je comprends la rigueur des horaires.
Nous commençons Ă dĂ©couvrir les Ćuvres (Annie Leibovitz, puis Lynette Yiadom-Boakye) quand des Ă©clats de voix et des rires se rapprochent. Les personnes de lâaccueil, visiblement pressĂ©es de partir en week-end, circulent dâune salle rĂ©servĂ©e au personnel Ă lâautre sans se soucier des visiteurs. Lâune passe mĂȘme entre moi et une toile, rivĂ©e sur son tĂ©lĂ©phone, (je suis Ă seulement deux mĂštres de lâĆuvre !)
Ă peine ce brouhaha Ă©loignĂ©, deux vigiles se mettent Ă discuter Ă voix haute, lâun allant jusquâĂ passer un appel tĂ©lĂ©phonique personnel. Impossible alors de se concentrer. Nous accĂ©lĂ©rons pour retrouver du calme⊠en vain : une hĂŽtesse dâaccueil restĂ©e sur place engage des conversations bruyantes avec les agents de sĂ©curitĂ©. Dans la salle « De lâintimitĂ© Ă lâĂ©ternitĂ© », nous Ă©tions moins dâune dizaine de visiteurs, mais lâambiance ressemblait plus Ă une salle de pause quâĂ un musĂ©e.
Je tente malgrĂ© tout de me concentrer sur une peinture, mais sans succĂšs. LâhĂŽtesse et un agent se postent de chaque cĂŽtĂ© de lâĆuvre et discutent ouvertement, formant avec moi un triangle ubuesque. Je finis par lui dire poliment que je suis venu pour lâexposition, pas pour Ă©couter ses conversations. Elle ne rĂ©pond rien. Lâagent, lui, me fait remarquer que jâai lâair Ă©nervĂ© (!), avant dâaller dire Ă ses collĂšgues Ă lâentrĂ©e de baisser le ton⊠alors quâil restait encore une vingtaine de minutes avant la fermeture. Un responsable est finalement venu sâexcuser, ce que jâai apprĂ©ciĂ©. Mais je lui ai signalĂ© nâavoir jamais vĂ©cu une telle situation. Il est courant de voir des visiteurs trop bruyants ou absorbĂ©s par leurs selfies, mais rarement le personnel lui-mĂȘme perturber ainsi le calme nĂ©cessaire Ă la contemplation.
Le lieu reste superbe (câĂ©tait notre troisiĂšme visite), mais cette fois, lâattitude de lâĂ©quipe a gĂąchĂ© lâexpĂ©rience. PlutĂŽt que de donner un avis nĂ©gatif sur lâexposition, je prĂ©fĂšre ne pas en donner. Je souhaite seulement rappeler quâun musĂ©e ou une exposition doivent rester des bulles de dĂ©couverte et de rĂ©flexion. Il serait souhaitable quâau Couvent des Jacobins, certains employĂ©s en prennent conscience⊠ou quâon le...
   Read moreExposition "Les yeux dans les yeux". Couvent des Jacobins, Rennes
Visite faite un vendredi soir, aprĂšs une journĂ©e de travail, avec mon sac Ă dos (contenant mon ordinateur) et un panier de baies du jardin. Le billet donne accĂšs Ă cette exposition ainsi quâau musĂ©e des Beaux-Arts, un bon point. Mais aucun casier nâest mis Ă disposition, ce qui oblige les visiteurs Ă faire la visite avec toutes leurs affaires.
Tout au long de la visite, les gardiens mâont plusieurs fois demandĂ© de porter mon sac Ă dos sur la poitrine, ce que jâai refusĂ©. Je comprends les rĂšgles de sĂ©curitĂ©, mais mon sac n'Ă©tait pas encombrant ni dangereux, et je n'avais pas envie de comprimer ma poitrine pendant toute la visite. Jâai eu le sentiment que ce nâĂ©tait pas tant pour protĂ©ger les Ćuvres que pour Ă©viter des reproches Ă leur hiĂ©rarchie.
Lâexposition elle-mĂȘme est bien mise en scĂšne. Elle prĂ©sente des portraits peu connus de 1920 Ă nos jours. Les visages ne sont pas forcĂ©ment "beaux", certains sont troublants ou marquants. Peu dâexplications, ce qui peut dĂ©ranger, mais permet aussi une libertĂ© dâinterprĂ©tation. Les guides prĂ©sents ajoutaient de la valeur Ă lâexpĂ©rience en discutant avec les visiteurs.
Il y a une jolie boutique à la sortie, avec une sélection de livres intéressants, comme "Comment regarder un portrait".
Je ne dirais pas que jâai adorĂ©, mais jâai trouvĂ© la visite intĂ©ressante, originale, parfois dĂ©rangeante, mais stimulante. Certaines Ćuvres sortent vraiment de lâordinaire.
Il manque un petit café ou espace de détente, comme au musée Albert-Kahn à Boulogne, pour prolonger le moment. Et les bornes pour laisser un avis sont en plein soleil, pas trÚs pratique.
Le bĂątiment est superbe, mais le sens de visite est flou. Jâai probablement fait lâexposition Ă lâenvers.
Une visite à part, qui ne laisse pas indifférent.
12 euros les deux expositions. Il y a des prix...
   Read moreEn l'espace de quatre jours, j'ai assistĂ© Ă des reprĂ©sentations Ă l'OpĂ©ra National de Paris, Ă Bastille, et Ă la Philharmonie, au Parc de la Villette, puis Ă un concert de l'ORCHESTRE NATIONAL DE BRETAGNE donnĂ© dans l'auditorium des Jacobins : j'ai pu Ă nouveau dĂ©plorer l'accueil rĂ©servĂ© aux spectateurs rennais dans ce PALAIS DES CONGRĂS DE RENNES ...
Arrivé plus d'une demi-heure en avance, j'ai pris l'initiative de saluer poliment une demi-douzaine d'employées vingtenaires, surnuméraires et donc désoeuvrées, en me rendant à ma place : aucune n'aura répondu à mon "bonsoir" ; pour retour j'aurais eu droit à un rictus se trouvant à equidistance de la surprise, du mépris et du je-m'en-foutisme .
Il est vrai que, dĂšs l'entrĂ©e dans ce bĂątiment emblĂ©matique du patrimoine rennais, nous fĂ»mes "pris en charge" par un service de sĂ©curitĂ© aussi expĂ©ditif qu'agressif . Une fois passĂ© le premier contrĂŽle, n'ayant pas le look des rombiĂšres qui constituent l'essentiel du public de cet orchestre cultivant si bien l'esprit provincial, une quinqua cubique m'a mĂȘme physiquement empĂȘchĂ© d'avancer plus en avant car elle doutait que je pusse ĂȘtre lĂ pour assister Ă un concert ; ce n'est pas l'idĂ©e que je me fais d'un dĂ©but de soirĂ©e rĂ©ussie ...
La politesse est une vertu cardinale en toute circonstance et face Ă tout interlocuteur ( quelles que soient ses caractĂ©ristiques physiques ) ; l'impolitesse Ă©hontĂ©e, lorsque l'on est investie d'une mission d'accueil ( et, accessoirement, payĂ© pour cela ), devrait ĂȘtre une faute professionnelle .
RENNES et les Rennais...
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