Jusquâau XIe siĂšcle, Provins nâĂ©tait quâune petite place forte de quelques hectares, avec en son centre une tour en bois sur une motte fossoyĂ©e, haute dâune dizaine de mĂštres et une Ă©glise sans doute bien modeste.
Le dĂ©but de lâhistoire de la collĂ©giale provinoise a commencĂ© un siĂšcle plus tard, vers 1130, lorsque le comte Thibaut II (1102-1152) dĂ©cida dâurbaniser la petite forteresse, pour faire face au dĂ©veloppement croissant des foires de Saint-Martin et des foires de Mai. Le castrum du XIe siĂšcle Ă©tait maintenant ceinturĂ© de petits bourgs et de places sur lesquelles avaient lieu ces foires en expansion.
Thibaut II choisit alors de résider à Troyes et à Provins, ce que continua son fils Henri le Libéral (1152-1181). Il entreprit la construction du palais et voulut faire de la petite église castrale une collégiale comtale.
La mort du comte Thibaut II vit lâaccession au pouvoir de son fils Henri le LibĂ©ral. Ce dernier, en 1157, dĂ©cida que les chanoines de la collĂ©giale Saint-Quiriace resteraient sĂ©culiers, câest-Ă -dire conserveraient leurs possessions personnelles et vivraient dans des maisons particuliĂšres. Les chanoines rĂ©guliers que son pĂšre avait introduits furent dĂ©mĂ©nagĂ©s dans la nouvelle abbaye Saint-Jacques.
La collĂ©giale Saint-Quiriace, ne naquit vĂ©ritablement quâen 1161. Câest Ă cette date aussi que les chanoines acquirent du comte Henri le LibĂ©ral les droits et les biens nĂ©cessaires Ă lâĂ©panouissement de leur institution. GrĂące Ă lui, ils profitĂšrent largement de lâessor des foires de Champagne. Aux XIIe et XIIIe siĂšcles, la partie la plus orientale de la ville haute provinoise se divisait en secteurs bien dĂ©limitĂ©s : Ă lâest, le palais des comtes, au nord, le secteur des grands officiers proches du comte, Ă lâouest, la Juiverie, au sud, le quartier canonial.
Les vicissitudes de lâhistoire ont depuis longtemps complĂštement modifiĂ© lâaspect gĂ©nĂ©ral de ce cloĂźtre.
Les transformations les plus lourdes datent de lâoccupation anglaise aprĂšs 1432 quand, pour renforcer la dĂ©fense du ChĂątel et du donjon, on dĂ©molit les maisons canoniales de la partie occidentale.
Au fil des ans disparurent aussi une chapelle dite Sainte-Madeleine, les cimetiĂšres des chanoines et des vicaires, une tour-clocher, qui se dressait au lieu de la croix de fer actuelle, limite occidentale de la collĂ©giale telle quâelle avait Ă©tĂ© projetĂ©e.
La masse imposante du donjon fait aujourdâhui oublier combien le quartier canonial avait Ă©tĂ© pensĂ© comme un endroit fermĂ© et serrĂ© autour de son Ă©glise. Le cĂŽtĂ© nord du cloĂźtre, qui se trouve dans le lycĂ©e Thibaut de Champagne, en donne encore un bon aperçu : une simple rue, Ă©troite et sombre, sĂ©pare le dĂ©ambulatoire et le transept des belles maisons canoniales qui y font face.
Le cloĂźtre enfermait donc lâĂ©glise sur tous ses cĂŽtĂ©s, aussi bien lâĂ©glise ancienne, dont ne subsiste aucune trace, que lâĂ©glise qui lui succĂ©da.
Si Thibaut II voulait sans doute une collĂ©giale de chanoines avant tout comtale et articulĂ©e au palais des comtes, Henri le LibĂ©ral voulut faire de Saint-Quiriace une des plus belles Ă©glises de son comtĂ©, sinon du nord de la France, et de la dimension dâune cathĂ©drale. Il conçut en tout cas son destin indĂ©pendamment de celui du palais, Ă lâintĂ©rieur duquel il construisit une chapelle strictement comtale et desservie par un autre collĂšge de chanoines.
Le projet de Saint-Quiriace avait Ă©voluĂ©, il sâagissait pour cette Ă©glise de devenir la grande Ă©glise de Provins tĂ©moignant, comme le palais et le donjon, de la puissance et de la magnificence comtales.
En 1161, on prĂ©voyait jusquâĂ une centaine de chanoines, alors quâĂ la mĂȘme Ă©poque, on nâen comptait que cinquante Ă Notre-Dame de Paris et soixante douze Ă Saint-Etienne de Troyes.
On revint en 1176 au chiffre plus raisonnable de quarante, ce qui est loin dâĂȘtre insignifiant. Le comte y mit les moyens financiers, combla la collĂ©giale de bienfaits en 1161 pour lâĆuvre de lâĂ©glise, il les augmenta encore et pour la mĂȘme raison dans sa grande charte de 1176.
Ă partir de 1157, les travaux progressĂšrent vite. Le 1er...
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