They seem to be exploiting the Bourdain name.
Food: ⭐️ ⭐️ ⭐️ ⭐️ Service: ⭐️ ⭐️ ⭐️ Value: ⭐️ ⭐️
Came thanks to Culture Trip and Bourdain. The food is very good, the bulgar couscous is exceptional. The slow roasted lamb was tender and falling off the bone. The sauce was flavourful and plenty of it.
Loses points here because of the prices. Meal for two with three glasses of wine was €84. 😮
We asked to change tables as the outdoor seating plan sits beside trash bins and had a particular aroma.
The staff were efficient however not very helpful. They didn’t speak in detail about any of the dishes as asked, in either English or French.
The french wine selection is fine. A bit expensive but reasonable. The African wine selection looks good, but the price to quality is a no-go. €9 for a wine worth €3.
The restaurant looks amazing inside. I can imagine it’s really fun on a crowded Friday night. Or at least it was.
Eating outside on a street in Marseille fir that price felt totally uncalibrated. If you’re a party of six and want the big experience, I think this is worth it as it can be quite fun.
If you’re a couple or family, given the rushed service and prices, I think you can do (much)...
Read moreOn peut être un « artiste fractaliste » de bonne facture et rester néanmoins un homme. Voir un épicurien… Or, il est des lieux d’agapes, en notre bonne ville de Marseille, incontournables pour qui n’a pas encore eu les papilles détruites par la malbouffe micro-ondable et autres élixirs concoctés par notre bonne fée Monsanto…
Une de nos cantines préférées, justement, se trouve dans le quartier de Noailles, le « ventre de Marseille ». J’en vois déjà qui froncent le nez : « Hou là ! Mais c’est plein d’arabes ! Pas safe… » Des arabes, oui, justement ! C’est même ce que nous sommes venus chercher. Le couscous, le vrai ; voyez ? Des arabes, des corses, des comoriens, des italiens, des antillais : des marseillais quoi !
Que Noailles qui m’aille… Il y a des rats aussi. Si si ! Des gros ! Et des chats (à bon chat, bon rat) qui gambadaient il y encore peu de temps entre les rails d’un tramway alors éternellement en travaux, attirés par les déchets d’un marché dont je connais chaque ruelle, chaque étal, chaque commerçant tant on y débusque d’incroyables produits, introuvables ailleurs. Et une certaine chaleur humaine… Un vrai voyage, le nez en l’air, au cœur du Centre Ville.
En reportage pour le défunt site BeGlob, où j’ai commis quelques critiques gastronomiques (il faut bien vivre, et si possible bien vivre), j’ai décidé de me rendre en ces terres lointaines mal pacifiées pour y goûter ce qui est considéré comme « le meilleur couscous de Marseille ».
Que dire ? Déjà, le nom et l’accroche : « Le Femina« … De Mères en Filles » ; ce qui tombe bien vu que j’adore, je ne sais pourquoi, le sexe opposé. Ces « Cro-Mignonnes » ont toujours su développer mes instincts primitifs…
Une caverne aux tons chauds, un peu kitsch ; des draperies, des statues, des gravures ; un accueil chaleureux, des effluves de coriandre et de viandes grillées : on y est ! Carte sobre, suffisante : deux minutes à peine de palabres et voilà la commande « customisée », exactement conforme à vos souhaits excentriques. « Et… Rajoutez donc quelques merguez grillées, hein ? »
J’ai opté pour le couscous d’orge, que je n’avais jamais gouté ailleurs. Une saveur plus rustique, authentique : la nourriture des gladiateurs ! Il faut essayer. Légumes parfaits, à la nage dans un bouillon qu’on pourrait se contenter de respirer.
Quant aux méchouis, ce ne sont plus des moutons mais des dinosaures. Les piments grillés arrivent sur la table, qui ne manquent pas de piquant, à l’instant exactement voulu : c’est un ballet ! Plus un restaurant mais une salle d’Opéra. L’homme au chapeau de paille est partout, attentif, prévenant, enveloppant, tandis que des cuisines émanent des fumets ensorcelants.
C’est l’instant merguez « maison », encore toutes frémissantes de la cuisson. Et là, c’est la grande claque ! Vous n’achèterez plus jamais de « merguez véritables » dans un supermarché…
Thés à la menthe, liqueurs posées sur la table, à discrétion, quand en fin de bombance la conscience s’envole, au delà des mers, dans des yeux outremers.
Un lieu de cœur véritable qui transpire la générosité. Celle que nous autres « pur blancs de blancs » refusons parfois de voir et de reconnaître, les deux yeux entre les œillères et le mors aux dents. Inutile de dire que nous manquons beaucoup… C’est vous qui voyez !
« Le Femina » arabe ? Bien sûr. Algérien, certes. Kabyle ? Certainement ! De Tizi Ouzou, même. Ce n’est pas tout à fait la même chose… On y parle Kabyle et… Français. Ce n’est qu’un «...
Read moreJe ne sais plus qui a dit que l’on est imprégné à vie, par la terre sur laquelle on voit le jour. Pour ma part y ayant passé des années, cet adage est complétement avéré. Il me prend parfois la nostalgie du pays de mon enfance, elle monte et m’envahit me laissant pantois et désarmé, quelques secondes. Alors, je porte à mes lèvres ma croix et ma « khamsa », la « main de Fatma » suspendues ensembles à mon cou par une chainette, comme pour en appeler, en rituel rassurant, à mes deux cultures, et, le plus souvent je reprends le cours de ma vie. Parfois cette nostalgie soudaine resurgi lors de petits événements de la vie de tous les jours. Entre le cours Saint Louis et la Canebière, il existe un petit pâté de rues et de maisons qui abritent encore le cœur de la vie populaire de Marseille. Coutelleries, bazar oriental, chapellerie et petits restaurants, un concentré de la ville restée intacte depuis un siècle avec ces « institutions ». A l’enseigne « Le Fémina », rue du musée, ce trouve le temple, depuis 1921, des coucous à l’orge berbère. La famille KACHETEL dont le patronyme trahit les origines Tamazight se transmet l’établissement de mère en fille. Je suis d’ordinaire méfiant des restaurants « comme là-bas » toujours enclin au folklore au détriment de l’authenticité et je privilégie la plupart du temps, les couscous des gargotes populaires du marché du soleil pour la qualité de leurs « marqa » même si la graine servie à l’européenne est souvent décevante. Et oui, dans le couscous, il y a deux parties tout aussi importantes, la graine de blé dur ou d’orge et la marqa, la sauce à laquelle ont adjoint suivant les recettes, viandes, boulettes, brochettes, volaille, poisson. Il est rare de trouver du couscous d’orge, et les semoules de blés la plupart du temps industrielles et prêtes à cuire sont le plus souvent utilisées. Je m’installe à table accueilli chaleureusement par une poignée de main par le restaurateur comme un ami de la famille. De ma place je peux voir en cuisine évoluer les dames dans la vapeur des couscoussiers, portant une toque brodée noire discrètement élégante alliant le respect de l’hygiène et la tradition berbère. La graine d’orge servie est extraordinaire bien que modérément salée et sa dégustation me ramène instantanément, 40 ans en arrière à TAMENTEFOUST mieux que la machine à remonter le temps.
Le couscous du « Fémina » me projette vers ces temps bénis de mon enfance pleins de sensualité de douceurs et d’épices et de chants berbères mystérieux et émouvant, saveurs et odeurs se mêlent pour projeter dans ma mémoire un film en trois dimensions sans avoir besoin de lunettes, juste un palais, un nez et des images...
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