Une brioche à tête sous l’œil de bébé pigeon
Le ciel tramait quelque chose*. Il avait beau ne faire que « 23 degrés », l’air était appesanti d’une insupportable humidité et A. ne pouvait pas rester plus de deux minutes sur le banc au soleil.
« J’ai chaud. »
À la défense de la météo, A. était trop habillée pour l’occasion.
Ayant encore un petit creux après avoir essayé les pierogis du Perogie Lili, nous avons résolu de faire le plein de pâtisseries au Brioche à Tête de l’autre côté de la rue. L’espace réservé à la cuisine étant nettement supérieur à celui consacré aux clients, nous avions attendu à l’extérieur tandis que 7, 8 autres personnes patientaient à l’intérieur.
« Je fonds. » « D’accord, rentrons. »
Il ne faisait pas sombre à l’intérieur, mais c’était « tout comme si ». L’appréciation artistique étant éminemment personnelle, le plafond noir, le mur de briques dont la peinture reproduit l’effritement, le mur de panneaux de bois foncés évoquaient chez moi une sorte de mélancolie, de nostalgie, de résignation. Même l’employée avait le regard chargé d’une certaine tristesse (oh, je ne dis pas ça comme un reproche, on a souvent qualifié mes yeux de la même façon, surtout plus jeune).
« J’aimerais prendre huit pâtisseries. Lesquelles prendrais-tu ? »
Pour certaines personnes, une question de cette nature représente un véritable fardeau, une crainte de décevoir en raison de l’incommunicabilité des goûts, mais j’ai quand même obtenu, avec persévérance, les huit spécimens recherchés.
La dégustation de ceux-ci s’est produite en deux temps.
Dans un premier temps, assis sur un banc faisant face au restaurant africain « La Khaïma ». Le sort a voulu que les deux premiers morceaux choisis soient ceux que j’ai le moins savourés : la brioche à tête (dont la subtile douceur aurait dû être sublimée par une confiture fruitée, entre autres) et la brioche salée aux champignons, une sorte de pizza froide ni tendre ni délectable. Quoiqu’il en soit, ils suscitaient la jalousie de deux bébés pigeons qui me dévisageaient, perchés sur une unité d’air conditionné.
Dans un deuxième temps, dans le confort de ma demeure, là où ma perception des pâtisseries a effectué un grand bond vers l’avant, là où j’ai eu un noble plaisir avec la brioche à la cannelle, moelleuse et délicieusement aromatisée, le croissant bien feuilleté à la peau croustillante, le biscuit au sésame, ravivant certains souvenirs, le croissant aux pommes avec sa riche crème pâtissière…
Comme ça, j’ai expérimenté une belle palette de textures et de saveurs pour à peine 30 $. Un gros merci pour ces prix raisonnables. Continuez votre bon travail !
De la grêle, en l’occurrence. Un puissant orage vient de...
Read moreWhen I first went to this bakery in September 2022 I thought I'd just had one of the greatest croissants I'd ever had. It was so buttery and flaky, perfectly crisp on the outside and soft and layered inside. Sadly, something has really changed and several times I've gone back to get croissants that are more bread textured than croissant - lacking the crisp outside and amazing flakiness as well as the buttery rich flavour they used to have. I don't know if they changed their recipe or their best baker left but these are very different croissants than I had back in the fall. I thought it might be just a bad day but now it's been the past 4 times that I've been so underwhelmed. I hope they can go back to the...
Read moreThe croissant was excellent and I loved the brioche à sucre. The croissant had a lovely crumb texture, very flaky. The brioche had a contrast of apricot glaze on the top so the sugar could stay on top and the latte brought all of it together. The main issue about the establishment was the space. There is not much seating to begin with and you felt sandwiched in. The lady behind the counter could have given more warm service but I was understanding as she was alone behind the counter and it...
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