Ce petit café tout à fait charmant offre de savoureuses options en matière de caféine à son état le plus pur. Oishī! Qui plus est, les choux à la crème feront souffrir bien des Français.es, eh oui, car ils sont si savoureux (et de proportion raisonnablement généreuse) qu'un pâtissier français fou songerait à s'aller faire exploser dans un lieu public (un jardin zen peu fréquenté fera très bien l'affaire, monsieur) en guise d'opposition ultime au destin qui lui pèse : ces fichus choux à la crème sont certainement meilleurs que les siens, diantre! Bon, la traduction en japonais de ce message ne permet probablement pas de transmettre une forme de sentiment de gratitude empreint de taquinerie bienveillante (quant à la structure de phrase, n'en parlons même pas), mais on m'a servi une pâtisserie comme un coup de poignard en plein cœur et de l'encre, des mots, des idées et de la gratitude s'écoulent de cette plaie qu'il faudrait songer à cautériser avant qu'une hémorragie lexicale ne m'emporte (s'il-vous-plaît?). Popelini, inventeur du chou à la crème, s'en retournerait dans son caveau de famille. Ou pas, pour la bonne raison qu'il était Italien, mais Français non pas. L'aristocratie française lui doit bien des plaisirs de la bouche et moi, je dois une part de mon bonheur à la demoiselle japonaise qui m'a servi au café, non seulement parce qu'elle était beaucoup trop séduisante et gentille pour ce bas monde, mais aussi parce que même les pâtisseries françaises fréquentées au Québec ne m'ont jamais fait autant de bien à l'endroit de la bouche, et Dieu sait qu'elles sont bonnes (les pâtisseries françaises). Étant ce que je suis, je me suis senti comme une espèce de poulpe phantasmatique affranchi du non lieu de son estampe, "Le Rêve de la femme du pêcheur", par Hokusai, et comme dans ce décor quelque chose d'inénarrable manquait cruellement à mes lèvres, me venger dans la pâtisserie française revisitée avec virtuosité par les Japonais était mon dernier espoir. Bon, beaucoup de mots et d'idées hantés par des référents improbables, alambiqués et énigmatiques, mais émergeant de tout cela, mon affection pour ce petit café de quartier, l'instant présent savouré délicatement tout en lisant des récits de voyage envoûtants, une ambiance que je n'oublierai pas bien sûr, et l'éternelle joliesse des femmes japonaises permettant à mes yeux de kaeru de se sentir comme des joyaux se pavanant dans leurs orbites. Mille pardons: j'ai oublié de dire merci. Au Japon, je t'aime, la vie.
Coassements exubérants Pluie de pâtisseries Quelque part dans mon cœur Vit le souvenir de la demoiselle Du Yotsuya Coffee:...
Read moreThis cafe felt like stepping into a quiet, retro hideaway. Their Omurice with demi-glace sauce was hearty and comforting, with the fluffy omelet draped over rice and a rich, tangy demi-glace that tied everything together. The side salad with corn added a refreshing touch, balancing the dish’s warmth. Alongside it, the dark roast black coffee was bold and aromatic, with a satisfying bitterness that paired beautifully with the savory omurice. The coffee cup itself, with its floral bird design, added to the...
Read moreLovely cafe hidden in Yotsuya. The owner is very kind and she makes delicious sweets (using seasonal fruit!) and food on top of great drinks. They have drinks besides coffee too. The tarts here are unique in that they use an almond filling. I enjoyed the atmosphere so much that I forgot to take a picture of the food which is a shame because the desserts are...
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