J’ai découvert ce lieu il y a 6 ou 7 ans, grâce à un ami qui m’avait dit qu’existait au cœur de Paris un Club où des passionnés de poésie déclamaient des vers par centaines, qu’ils connaissaient par cœur, parfois jusqu’au bout de la nuit. J’étais curieux de rencontrer les personnes qui animaient ce Club, car ils partageaient visiblement cette conviction que nous avions faite nôtre dans le petit cercle de poésie que nous avions fondé, à savoir que pour donner au mieux un poème au public, il faut qu’il habite notre âme, qu’il réside dans notre cœur le plus longtemps possible, qu’il soit ruminé semaine après semaine, mois après mois, et donc, qu’il soit précisément mémorisé. Je me rendis au Club, et je fus comblé bien au-delà des mes espérances. Le 30 rue de Bourgogne est un endroit tout simplement magique. Passé la lourde porte en bois, on entre dans un univers où le temps semble s’être arrêté. On se sent un peu dans la peau d’Owen Wilson dans « Minuit à Paris », campant un petit écrivain du XXIe siècle qui par un coup du sort fantastique se retrouve nez à nez avec Hemingway, Scott Fitzgerald ou Jean Cocteau dans le vieux Paris des années 1920, et qui se met à parler avec eux, avec liberté, avec amitié. Plus d’Internet ni de téléphone : rien ne passe derrière la lourde porte ! Des discussions à bâtons rompus avec les habitués de ce Club, jeunes en général, et tellement ouverts ! On vous propose d’abord de dîner ; on ne vous apporte pas une carte, un menu, car il n’y en a pas. Comme dans une bonne auberge d’antan, on vous dit ce qu’on a préparé pour vous et vous levez la main pour commander qui une soupe de potiron, qui une quiche lorraine, qui un bœuf bourguignon… Après le dîner, les lumières s’éteignent et « on entre en territoire de poésie », comme dit Blaise Rosnay, qui nous parle de l’histoire du Club et de la figure de Jean-Pierre Rosnay, son père, poète résistant, et qui est encore l’âme de ce lieu. Une incroyable qualité d’attention, qu’on aurait eu peine à deviner après un dîner toujours joyeux et bavard, s’installe alors. Les poèmes s’enchaînent jusqu’à tard dans la nuit ; la qualité des récitants est souvent bluffante, et l’ambiance est bon enfant : un débutant qui se lance, hésitant, sera toujours encouragé avec bienveillance et gentillesse par les habitués. Je ne connais aucun lieu comme celui-ci, qui sache réunir des personnalités aussi différentes, et sait rapprocher, et parfois profondément, des gens aux horizons, origines sociales, religions, métiers ou opinons politiques aussi divers voire opposés, qui ne se seraient jamais adressé la parole dans d’autres circonstances. Nous sommes reliés par quelque chose de commun : une poésie qui parle à l’âme. Je suis très admiratif de ce que Blaise Rosnay a su faire de l’héritage de son père : un lieu d’accueil, de communion, de légèreté, de joie. Il est animé d’une véritable vocation, presque « monastique » : quels sacrifices il faut faire pour ouvrir quasiment sans vacances ce lieu toutes les nuits 5 jours sur 7 ! Jean-Pierre Rosnay avait l’ambition de « rendre la poésie contagieuse et inévitable ». Comme je me reconnais dans cet ordre de mission ! Merci, Blaise, d’avoir si souvent accueilli notre petit Collège de Tess, dont tu ne partages pourtant pas toutes les valeurs, pour des récitals dans ton Club des Poètes que nous chérissons tant. Vous m’avez compris : ce lieu est tout simplement une expérience fabuleuse, unique, à faire au moins une fois...
Read moreThis place was my most beloved discovery while I was living in Paris. A little pocket to warm my hands in, a nest to invite friends to, a family who doesn't know my name but always welcomes me back. You get a glass of red wine, a clafoutis, you close your eyes and dip your ears into the soft and attentive conversations around you. You can tell from their voice that they're smiling. Suddenly, the lights go out, the bartenders put candles on all the tables, and a person steps in front of the bar, their eyes in the undefined void behind you; they start reciting a poem. This place itself, the community, its history is...
Read moreLe Club des Poètes : Un havre de paix pour les amoureux des mots Niché au cœur de Paris, au 30 rue de Bourgogne, le Club des Poètes est un véritable écrin pour les passionnés de poésie. Ce lieu chargé d'histoire, à l'atmosphère intimiste et chaleureuse, transporte ses visiteurs dans un univers hors du temps. Un voyage poétique Dès l'entrée, on est saisi par l'authenticité des lieux. Le décor, un peu désuet, rappelle les cabarets littéraires d'antan. Les murs sont tapissés de portraits de poètes, et l'ambiance feutrée invite à la rêverie. Les soirées poétiques, organisées régulièrement, sont l'occasion d'écouter des récitals de poèmes, de participer à des ateliers d'écriture ou simplement de partager un moment convivial avec d'autres amoureux des mots. Une cuisine simple mais authentique La cuisine du Club des Poètes est simple et généreuse, à l'image de l'endroit. On y vient surtout pour l'ambiance et les rencontres, mais les plats proposés sont de qualité et préparés avec des produits frais. La carte change régulièrement, en fonction des saisons et des inspirations du chef. Un accueil chaleureux et authentique Le patron, véritable passionné de poésie, accueille ses clients avec une chaleur et une simplicité désarmantes. Il est toujours prêt à discuter de littérature, à partager ses coups de cœur et à faire découvrir de nouveaux talents. En résumé Le Club des Poètes est bien plus qu'un simple bar ou un restaurant. C'est un lieu de vie, un espace de création et de partage, où la poésie est reine. Si vous cherchez un endroit où vous ressourcer, échanger et vous laisser porter par les mots, ne manquez pas de venir pousser la porte de ce...
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