The centre of parliamentary life, the Assemblée Nationale seats 577 members of parliament who represent the French people. It legislates and controls the actions of the government, adopting some 100 laws per year. The Palais Bourbon, finished in 1728, was built for the Duchess of Bourbon by architects Giardini, Aubert, and Gabriel. The structure therefore evokes that of the Grand Trianon de Versailles. It was then updated by the Prince of Condé between 1765 and 1789. Declared as ‘property of the people’ in 1791, the Palais Bourbon had many different uses and had a national representation from 1795 with the Council of Five Hundred. The colonnade on the façade dates back to the Napoleonic era. The building’s transformation continued throughout the 19th century, particularly with the help of painter, Delacroix. Today, the Palais also displays numerous works of contemporary art. Since November 2012, the Palais Bourbon has been open every week to individual visitors (public entrance at 33 Quai d’Orsay). Guided tours take place on Saturday (during Assembly) or open visits are available Monday to Saturday (during periods of adjournment). Due to security reasons, visitors that have booked their visit in advance should arrive at least 15 minutes before the start of the tour. If not, their place can be offered to another visitor. Those who have not booked beforehand may also arrive at least 15 minutes before the start of the tour: they will be offered any available spaces on the tour. Adults must provide an ID (national identity card or passport). Proper attire is required (long sleeves in...
Read moreLe cardinal Louis de Bourbon-Vendôme (1493-1557) est nommé évêque de Tréguier vers 1537 et c'est peut-être à cette époque qu'il fit bâtir à Paris l'Hôtel dit « de Bourbon » où il devait mourir, auprès du Louvre...
Le palais Bourbon a été construit par Louise-Françoise de Bourbon, Mademoiselle de Nantes, fille légitimée de Louis XIV et de Madame de Montespan, qui avait épousé Louis III de Bourbon-Condé, duc de Bourbonnais et 6e prince de Condé.
Le palais Bourbon et l'hôtel de Lassay (résidence actuelle du président de l'Assemblée Nationale), furent édifiés simultanément, de 1722 à 1728, sur des terrains acquis par la duchesse de Bourbon en 1720 et dont elle céda une partie à son amant, le marquis de Lassay. Quatre architectes se succédèrent : Giardini, Pierre Cailleteau dit Lassurance, tous deux prématurément décédés, puis Jean Aubert et Jacques V Gabriel qui termina les travaux en 1728. Le même parti architectural, dit « à l'italienne » caractérisait les deux bâtiments : construction de plain-pied entre cour et jardin. Le Palais achevé en 1728, qui rappelait par son style le Grand Trianon, fut considéré au xviiie siècle comme « le plus grand ornement de la ville après les maisons royales ».
Après la mort de la duchesse, le palais fut acquis par Louis XV qui le céda en 1764 au prince de Condé. Celui-ci confia à Le Carpentier puis à Bellisard de vastes travaux d'agrandissement : la cour d'honneur fut entourée de bâtiments prolongés à l'ouest jusqu'à l'Hôtel de Lassay qui avait été racheté en 1768 aux héritiers du marquis.
Les Petits Appartements adossés aux remises et écuries furent construits en 1771 et 1772 pour Louise-Adélaïde, l'une des filles du prince de Condé. De ceux-ci, Mme d'Oberkirch, après la visite qu'elle fit en 1784, a écrit : « C'est un bijou, M. le Prince de Condé en a fait le plus joli colifichet du monde ». Le palais a alors la forme d’un vaste palais dans le style du Grand Trianon à Versailles et proche de l’hôtel de Lassay, construit simultanément et auquel il va bientôt être rattaché par une galerie.
Le palais demeura la propriété des princes de Condé, ducs de Bourbonnais jusqu'à la Révolution française. Sous la Restauration, le prince de Condé voulut récupérer son bien. Il reprit possession de l'Hôtel de Lassay, mais fut obligé de louer le Palais transformé en hémicycle à la Chambre des députés « par un bail de 3 ans ». L’État devint définitivement propriétaire du Palais Bourbon en 1827 et de l'Hôtel de...
Read moreRécemment devenu un temple de la corruption depuis l'affaire Fillon, le bâtiment, lui, n'en reste pas moins intéressant. Assister à deux séances de plus de 2 heures portant : l'une sur la préservation des batraciens dans les marais des Landes (sic), où trois députés lisent interminablement tour à tour et sans aucun charisme une feuille pré-écrite devant une douzaine d'homologues qui lisent le journal et sont sur leur smartphone, l'autre sur les mouvements scouts, avec exactement le même nombre de présents et les mêmes comportements, à de quoi vous DÉ-GOU-TER !! La bibliothèque, décorée par Delacroix, est très jolie et immense, mais désespérément vide de députés. Les salons de l'Hôtel de Lassay contiguë (héberge la présidence de l'Assemblée) sont superbes, mais toutes ces dorures mettent terriblement mal à l'aise tellement elles sonnent monarchiques. Les locaux de LCP (la chaîne parlementaire) sont aux étages inférieurs. C'est très a l'image de la stratification sociale de ce bâtiment. Les techniciens qui y étaient semblaient mourrir d'ennui. Le restaurant de l'Assemblée, où on mange très bien des plats très fins, est très cher pour les personnels extérieurs, mais les députés, eux, y ont des tarifs préférentiels alors qu'ils gagnent très bien leur vie ! Il était bizarrement plein, et c'est le seul endroit où j'ai croisé des députés célèbres les deux journées où je suis venus. L'Hémicycle paraît nettement plus petit quand on est dans la tribune supérieure des visiteurs qu'à la télévision. Il est très poussiéreux et presque vétuste. Les sièges des visiteurs sont minuscules et totalement inadaptés si on fait plus d'1m80. En conclusion, bien avant le scandale Fillon, cet endroit m'a laissé un goût très très amer, très loin de l'image d'Épinal de la démocratie qu'on m'a apprise à l'école républicaine. Avec le recul, j'aurais presque préféré ne pas y aller, tellement ce que j'y ai vu m'a choqué, et tellement cette caste de gens qui votent nos lois et dirigent notre destin m'a paru vivre en décalage avec la population, presque comme des aristocrates dans...
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